Champhol Cyclotourisme : Vie du club

Vie du club

31/07/2020

Durant le mois d'août, les sorties du jeudi se dérouleront le matin. Rendez-vous à 8 h sur le parking du terrain des sports

 

19-07-2020

Notre week-end club morbihannais prévu en 2020 est reporté en 2021. Pour en savoir plus

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19-07-2020

Séjour sur Nice et Castellane du 1 au 9 juillet 2020

Le 4 juillet 2020, ASO devait organiser l’épreuve cycliste correspondant à la 1re étape du Tour de France. Eric comme en 2019 s’était inscrit, se réservant quelques mois auparavant un hébergement. Crise sanitaire oblige, cette épreuve a été reportée en septembre ou octobre. Ne souhaitant pas perdre le coût de l’hébergement Eric a suggéré à Philippe de l’accompagner. Décision prise au dernier moment, une occasion pour ce dernier de rouler dans l’arrière-pays niçois.

Départ pour Nice le 1er juillet, retour le 9.

Jour 1 sur place

Départ de Nice sur les montures, direction la corniche. On se rend compte que Nice n’est vraiment pas adapté à la circulation des vélos ; la circulation automobile requiert déjà une bonne connaissance de la ville, alors imaginez les vélos au milieu de tout cela … ! Néanmoins, la Beauce s’oublie rapidement et les routes montantes révèlent rapidement leurs particularités. Après avoir surplombé St-Jean Cap Ferrat, pour se mettre en jambes, le premier col, col d’Eze (507 m) (photo 1) se découvre dans la brume qui s’estompera après La Turbie.

A 925 m, franchissement du col de la Madone, celle-ci n'apportant pas son étoile à Philippe dans la descente vers Ste-Agnès ; éclatement de la roue arrière et arrêt brutal sans chute, heureusement. Eclatement dû à l’ouverture de la jante, latéralement sur 15 cm. Impossibilité de continuer et Eric doit redescendre sur Nice récupérer la voiture et dans un 2e temps le cyclo. Après-midi de recherche d’un magasin de cycles disposant d’une roue et acceptant de remonter convenablement la cassette. Ah tristesse des pros ! Refus de trois magasins et accueil moyen (enseignes connues) … Finalement le Bouticycles du centre de Nice prend en charge la réparation malgré la surcharge de travail. Un coup de chapeau à cette enseigne et à son personnel !

Bilan moyen de cette première journée. Dommage, elle avait pourtant bien débuté.

Jour 2

Déplacement en voiture vers Lucéram. Entrée dans le vif du sujet par une montée directe vers le col de Turini (photo 2) avec petit arrêt pointage BPF à Peira-Cava pour Eric. Petit bar-restaurant (hygiène douteuse) tenu par une brave dame de plus de 80 ans. Donc 21 km de montée (7-8% de moyenne), peu de circulation, montée raisonnée. Au col de Turini (1600 m), Eric propose le tour du pic d’Authion (photo 3), porte du parc du Mercantour. Route-piste de 10 km à une altitude max de 2000 m. La montée sur 2 km entre 10 et 13% ne s’oubliera pas avec cette magnifique vue sur le Mercantour. Le garde du parc national rencontré regrette que peu de cyclos ne s’aventurent sur ce secteur du bout du monde, seulement troublé du son de quelques clarines. Pas la moindre pollution !

Descente vers le col de Turini puis Sospel via les gorges de la Bévéra. Très belle route sinueuse, ombragée de feuillus et de résineux, mais prudence et vitesse contrôlée (photo 4) ; l’incident de la veille reste en mémoire. A Sospel, remontée sous la chaleur et une route en réfection vers le col de Braus (1602 m) via le col St-Jean. Là encore, pas de record de vitesse ; au col de Braus, stèle où reposent les cendres de René Vietto, coureur cycliste entre les deux guerres qui abandonnera à ce col un tour de France sur injonction de son directeur sportif, au profit de son leader. Retour à Lucéram sur une route bosselée et montante dans le maquis, agrémentée par le chant des cigales.

Au retour à Nice, nouvelle visite chez Bouticycles pour réglage affiné du dérailleur de Philippe (les vitesses sont très sollicitées). 2330 m de dénivelé ce jour.

Jour 3

Départ de Sospel (photo 5). 1er col à 879 m (Brouis) (photo 6) avec toujours une très belle vue sur la vallée. Descente vers la vallée de la Roya pour une remontée vers La Brigue (photo 7) (photo 8) (pointage BPF), beau village de France médiéval aux portes de l’Italie. Traversée du village italien Olivetta (photo 9) sur des passages assez longs jusqu’à 13% (vraiment corsés ou italianisés). Contrée isolée, pas de circulation automobile, donc sérénité assurée ; il suffit d’ouvrir les yeux et de contempler. D’autres cols inconnus viendront pimenter la journée. Une sortie de 92 km au dénivelé de près de 2000 m.

Jour 4

Départ du charmant et cossu village de Roquefort-les-Pins (toujours dans le 06). Après la montée vers Gourdon, nous poursuivons vers le col d’Ecre (1118 m) (photo 10) (1h15 de montée), plateau de Caussols et Gréolières (850 m) (pointage BPF) (photo 11) (photo 12). Descente ombragée pour rejoindre la vallée du Loup (photo 13) (cascade de Courmes, Bar-sur-Loup, Tourrettes-sur-Loup). Sur la fin, vers Roquefort, une route sélectionnée par le GPS atteindra 21%. Philippe a dû enlever ses chaussures pour la monter, à pieds, bien sûr ! Comme le tango, un pas en avant, deux en arrière … Sortie de 75 km seulement mais 1500 m de dénivelé pour aujourd’hui, c’est bien !

Jour 5

Une journée sans difficulté particulière : Cannes – Fréjus – Cannes.

Journée pour mettre à l’honneur nos maillots de Paris-Brest (bientôt un an) ! Stationnement de la voiture sur la Croisette (photo 14) et montée directe vers les hauts de Cannes pour rejoindre Mandelieu par les hauteurs. Direction l’Esterel et là, la petite route devant nous faire traverser le massif par le col des trois termes s’arrête … effondrement. Seule option possible, piste des œufs de bouc, donc impossibilité de rouler et marche obligatoire pendant 1h30 avant de retrouver la petite route (photo 15). Mais la marche avec des chaussures de vélo ne pardonne pas : cales réduites à leur plus simple expression, plus de prise sur les pédales. Heureusement un vélociste de Fréjus (ADN du cycle) nous a chaleureusement accueilli et a remédié à notre faiblesse en changeant nos cales. Petite rigolade de sa part, car il n’avait jamais vu de cales dans cet état. C’était la surprise du jour ! Mais nous avons néanmoins apprécié la quiétude et l’aspect sauvage de l’Estérel, sans oublier cette teinte rouge due à l’oxydation de la roche.

Retour de Fréjus (photo 16) à Cannes par la magnifique route côtière en corniche (photo 17), dominant la mer, sans trop de véhicules (lundi), mais sous une chaleur bien marquée. Petit papillon sur le pare-brise de la voiture au retour pour stationnement en sens inverse de la chaussée.

Jour 6

Départ de Nice direction Annot (Alpes de Haute-Provence) en voiture. Après un pointage BPF dans ce village, Philippe emmène la voiture à Colmars d'où il partira vers le col pendant qu’Eric pédale déjà vers Allos, point fort de la journée (photo 18). Il sera plus facile de rejoindre Castellane dans l’après-midi de Colmars.

L’approche vers Allos se révèle sans difficulté particulière, de l’ordre de 4 à 5%, le revêtement routier correct offrant un rendement suffisant. La montée se durcit vraiment à la Foux d’Allos, station de sport d’hiver, les 8 derniers kilomètres entre 7 et 10% selon les secteurs. La route se rétrécit et le croisement avec des camions s’avère délicat. La température fraîchit également mais le vent n’est pas trop défavorable. A 2200 m, le col se présente avec ses arrivées de remontées mécaniques ; de l’autre côté, Barcelonnette et la vallée de l’Ubaye nous tendent les bras mais ce sera pour une autre fois.

Philippe attend Eric au col, lui qui avait davantage de km à parcourir. Après un Perrier et un café chacun (photo 19), les deux cyclos redescendent ensemble sur Colmars, prenant le temps avant de remonter en voiture de flâner dans ce village longtemps ville frontière entre la France et la Savoie. D’où ses fortifications modifiées par François 1er et plus tard par Vauban.

Jour 7

Journée qu’Eric attendait avec empressement depuis longtemps : le circuit des gorges du Verdon. Contrairement au sens préconisé par les sites, les deux compères ont suivi l’avis du propriétaire du gîte de Castellane : aborder le circuit, mais en sens inverse, afin de conserver les gorges à leur droite. Après avoir laissé la voiture à Pont de Soleils, ils atteignent Trigance, après le collet d’Ampon. Le balcon de la Mescla (photo 20) offre le premier regard intense sur les gorges ; suivent le pont de l’Artuby et la falaise des Cavaliers, visible à l’intérieur du restaurant. La montée se durcit vers le cirque de Vaumal et le col d’Illoire (967 m) (photo 21) avant la descente sur Aiguines et le lac de Sainte-Croix dans lequel se jette le Verdon. A cet endroit les embarcations de loisirs se bousculent à l’embouchure.

La descente apporte un peu de répit, mais après l’arrêt casse-croûte et le pointage BPF pour Eric, la remontée s’impose pour la découverte des gorges rive droite après Moustiers-Ste-Marie (photo 22). A La Palud-sur-Verdon, Eric laissera Philippe pour s’engager sur la route des crêtes direction le chalet de la Maline : une vingtaine de km complémentaires (je monte, je descends …). Philippe récupérera la voiture après le point sublime à Pont de Soleils et rentrera au gîte. 1800 m de dénivelé pour lui et davantage pour Eric.

Retour Chartres le lendemain